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Dirty Jim's : l'histoire 
Un club mythique de l’après-guerre à Port of Spain, capitale de l’île de Trinidad, ouvert par un soldat américain dans une ancienne fabrique de rhum. On raconte que ce night club lui aurait été offert en cadeau de mariage par son beau-père, l’un des plus gros producteurs de rhum de l’île, qui voyait là un moyen pratique de caser sa fille à un Yankee et d’écouler par la même occasion sa marchandise invendue.
Le « Swizzle » est un bâtonnet avec en son bout, une étoile de bois qui sert à la préparation de la soupe de Calaloo. Il était là recyclé et servait à écraser en petits morceaux les fruits utilisés dans la préparation des cocktails
Un lieu au chic canaille. Le Dirty Jim fut le premier établissement fréquenté à la fois par les noirs et les blancs, « The Place To Be » pour tous et toutes, marins en virée à terre, touristes en escale et grosses fortunes locales, bad boys et femmes de petite vertu.
Un endroit où l’on pouvait écouter la crème des Calypsoniens, mais aussi se rincer l’œil au spectacle des danseuses de limbo et l’effeuillage des strip-teaseuses, tout en sirotant un des multiples « Swizzle » cocktails qui faisaient la réputation de l’endroit.
Du Dirty Jim il ne reste malheureusement plus rien. La plupart de ceux qui ont fait la réputation du lieu sont partis pour l’autre rive. Aujourd’hui à cinquante ans de distance, les souvenirs s’entrechoquent, sans qu’il soit toujours possible de démêler le vrai du faux, le réel du fantasmé. Reste quelques photos de mauvaise qualité, des souvenirs et surtout un nom, la dernière trace d’une époque - l’âge d’or du Calypso - aujourd’hui révolue.
Photos de tournage
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