1. White Man Wife - Lord Superior  |
Le thème officiel du Dirty Jim’s Swizzle Club. Composé par Lord Viper, il décrit les mœurs légères de l’endroit : « si telle est la nouvelle manière dont l’amitié s’exprime/ Alors je vais montrer à l’homme blanc ma conception de la chose avec sa femme. » |
2. Shame and Scandal in the Family - Relator  |
Composé par Lord Melody en 1940, ce Calypso raconte avec humour l’histoire d’un homme qui cherche femme à marier mais tombe toujours sur des filles cachées de son père, avant que sa mère ne résolve le problème avec une révélation inattendue. Il en existe de multiples versions et adaptations (Sacha Distel, Joe Dassin, les Surfs et même Bob Marley & the Wailers). |
3. Ugly Woman - Bomber  |
Dans ce Calypso humoristique de 1934, Roaring Lion explique à qui veut l’entendre : ”si tu veux être heureux et vivre comme un roi ne prend jamais une jolie femme pour épouse/ Suis plutôt mon conseil tu n’auras pas t’en plaindre/ … il faut toujours épouser une femme plus laide que soi…” |
4. Rum and Coca Cola - Calypso Rose  |
En septembre 1943, un comédien américain du nom de Morey Amsterdam, de passage à Trinidad, entendit Lord Invader interpréter ce Calypso. Il le prit scrupuleusement en notes et, de retour aux Etats-unis, s’empressa de le déposer sous son nom, après avoir modifié les paroles pour les rendre plus inoffensives, la version originale évoquait le sort des mères et des filles qui, pour vivre, vendaient leurs services aux soldats américains. L’année suivante, les Andrew Sisters décrochèrent le gros lot en écoulant plusieurs millions d’exemplaires de leur version de "Rum and Coca Cola". Lord Invader se rendit aux Etats Unis pour réclamer son dû devant les tribunaux américains, ce qu’il finit par obtenir après une féroce bataille judiciaire de plusieurs années. Ici, Calypso Rose chante d’abord les premiers couplets de la version des Andrew Sisters, avant de citer l’originale. |
| 5. Interlude |
6. Jean and Dinah - Lord Superior  |
| Sparrow composa ce Calypso, à l’origine comme un jingle publicitaire, pour vanter les mérites d’un magasin local. Le propriétaire ne trouvant pas la mélodie à son goût, Sparrow la recycla avec de nouvelles paroles célébrant cette fois-ci le départ des Américains. “C’est le retour des beaux gosses/ Port of Spain est à nous/ Les Yankees ne sont plus là pour gâcher la fête/ Désormais Dorothy devra se contenter de ce qu’on lui donnera/ (…) Les Yankees ont débarrassé le plancher/ Maintenant c’est au tour de Sparrow !” Le morceau qui a imposé Sparrow comme le nouveau maître du Calypso, lors du carnaval de l’année 1956. |
7. Bam Bam - Bomber  |
| Le seul morceau du disque qui ne soit pas à l’origine un Calypso - il s’agit d’un mento jamaïcain, créé par Toots and the Maytals en 1968, et repris par Pliers en 1994 avec le succès que l’on sait. L’enregistrer fut une sacrée gageure, à cause de la rivalité qui oppose Trinidadiens et Jamaïcains. |
8. Nora - Relator  |
| Dans ce Calypso, enregistré en Angleterre, Lord Kitchener exprime son mal du pays : “Elle a commencé à pleurer lorsqu’elle a entendu que Kitchie voulait partir/ Me promettant une Rolls-royce et une partie de ses biens/ Mais je lui ai répondu, Chérie, l’argent ou l’amour n’y font rien/ (…) Je dois rentrer à la maison pour voir ma grand-mère...”. "Nora" est réputé être le Calypso le plus populaire de l’année 1950, dans toutes les Caraïbes, jusqu’ en Afrique de l’Ouest. |
| 9. Interlude |
10. Life in London - Mighty Terror  |
| Ecrit par Terror lors de son séjour en Angleterre, ce Calypso fait une description idyllique de sa vie à Londres (surtout quand on sait comment furent accueillis les premiers immigrants venus des colonies du Royaume). “Je vais rester en Grande-Bretagne pour améliorer ma situation/ Et si l’on me demande de partir sur ma vie je leur répondrai non/ Car la Grande-Bretagne est ma mère patrie…” Ce vibrant chant d’amour à la mère patrie valut à Terror le titre de Calypso King of England en 1957, mais ne l’empêcha nullement de faire ses valises pour rentrer au pays quelques années plus tard. |
11. Matilda - Relator  |
| L’un des Calypso les plus connus du grand public, grâce aux versions enregistrées dans les années 50 par Harry Belafonte et Robert Mitchum, il raconte l’histoire d’une femme infidèle qui fait les poches à son homme avant de s’enfuir pour le Venezuela voisin. Auparavant il avait valu une certaine célébrité à son auteur King Radio, en devenant le premier morceau à être élu Road March consécutivement en 1938, 1939 et 1940. |
12. Doctor Kitch - Bomber  |
| Ce Calypso que Lord Kitchener a chanté pour la première fois en 1963 est un parfait exemple de ce que les Trinidadiens nomment le "double entente", un texte plein d’allusions égrillardes qu’il faut savoir lire entre les lignes. “Je ne suis pas médecin et je ne veux pas lui faire cette piqûre/ Mais Dorothy qui cherche les ennuis insiste pour recevoir l’aiguille/ (…) Je la lui enfonce/ Elle la ressort/ Je la remets/ Elle commence à crier/ Dr. Kitch c’est terrible/ Je ne supporte pas la taille de votre aiguille…” |
13. Never Ever Worry - Lord Superior  |
| Le Calypso le plus célèbre de Lord Pretender, l’homme qui aimait à rappeler que dans la vie “Il ne faut pas s’en faire/ (…) Car il y a toujours quelqu’un qui souffre plus que vous.” |
14. Memories - Mighty Sparrow  |
| C’est le morceau le plus récent de ce disque (il date de 1973), un Calypso empreint de mélancolie. En même temps qu’il suit la procession du Carnaval, Sparrow s’y remémore ses amis disparus, évoquant les bons moments passés avec eux. Ce n’est pas le Calypso le plus fameux de Sparrow, mais certainement celui qui colle le mieux à la nostalgie et au bonheur retrouvé de ce projet. |
15. Rum & Coca Cola - Instrumental  |